Psychologie environnementale #1 – Introduction

De base, il faut admettre que la problématique de l’appréhension du développement durable par l’homme est complexe, faisant appel à de nombreux champs et déterminants, et que donc les modèles scientifiques proposés (ah oui, postulat : la psychologie est une Science ! ) le sont également.

Historiquement, deux approches de la psychologie se sont emparées des problématiques associées au développement durable : la psychologie environnementale et la psychologie sociale (Fleury-Bahi, 2011).

La première étudie les relations entre l’individu et son environnement, dans ses dimensions culturelle et temporelle. (Urbain, rural, côtier, à l’échelle d’un quartier, d’une ville, d’un territoire, privatifs, partagés, publics). Un chercheur nommé Lewin, pionnier sur ces aspects, proposait déjà en 1944 le terme de « psychologie écologique » pour mettre en avant le fait que ce lien individu-environnement est interactif : les individus modifient leur environnement, environnement qui modifie lui-même leurs comportements et expériences, une approche considère même l’ensemble individu-environnement comme un système à part entière.

Le second courant, apparu un peu plus tard, est une approche plus psychosociale de la psychologie environnementale. C’est-à-dire qu’on va chercher à définir et comprendre les comportements éco-responsables, ou pro-environnementaux, ainsi que les facteurs qui peuvent les influencer. Ce champ de la psychologie permet d’intégrer des notions de groupes, d’idéologie dans l’appréhension des comportements.

De nombreuses difficultés existent dans l’étude de ces axes de recherche : l’influence du contexte est très forte, impossible de généraliser les résultats d’adoption d’un comportement à une autre personne, voire chez une même personne dans des contextes différents (personnellement ma démarche zéro déchet est un peu laissée de côté quand mon temps disponible et mes moyens de locomotion ne permettent pas une superposition avec les horaires d’ouverture des endroits ZD friendly. Ou par exemple, une proportion non négligeable de personnes abandonnent le tri lorsqu’elles sont en vacances… etc)

Il faut donc chercher à recontextualiser, et garder un tête une vision dynamique et interactionniste où les relations entre indivus, société et environnement sont bidirectionnelles.

Source citée : Fleury-Bahi, G. (2011). Psychologie et environnement : Quels enjeux ? Quelles perspectives ? Présenté à 4è Colloque ARPE, Lyon. Consulté à l’adresse https://www.researchgate.net/publication/301748635_Psychologie_et_environnement_Quels_enjeux_Quelles_perspectives

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